La Quiaca, petite surprise frontalière

La Quiaca, ville argentine frontalière avec la Bolivie.

Ville « étape » qui ne figure même pas dans le Guide du Routard (autant vous dire qu’elle n’existe pas). Qui aurait cru qu’on dénicherait, grâce à une agentine mochillera rencontrée sur la route, un ancien local de gare désaffecté récupéré par trois coopératives autogérées, regroupées sous le nom de MO.CA.JU.

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De ville étape, La Quiaca se transforme en ville foisonnante d’activités militantes avec un centre de recyclage créé à l’origine par 6 femmes de ménage qui maintenant sont 24 ; une radio communautaire, Warisata, qui organise des activités avec des enfants du quartier (entre autres) et une coopérative de construction dont l’objectif est de permettre aux gens aux revenus très modestes de construire eux-mêmes leur propre maison !

En deux jours, nous avons juste le temps d’obtenir un entretien avec les trois représentants des coopératives et de rencontrer l’une d’elle. On découvre après qu’elles bossent ensemble, s’entraident et se confondent parfois. Ça, c’est de la coopération !

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Lendemain, 8h, nous retrouvons Silvia, notre contact du Centre de Recyclage, en combinaison d’éboueuse, occupée avec ces douze compañeras et deux compañeros à sortir d’un hangar des sacs de riz géants remplis de bouteilles de plastique vides.

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On peine à se faufiler parmi ces énormes bibendums pour essayer de poser nos mille questions. Mais non, les nanas sont bien trop occupées et bien trop intimidées pour satisfaire notre curiosité insatiable. Impressionnées de les voir transporter entre 40 et 70kgs de plastique, on refoule notre frustration. Elles ont l’air très organisées et on ne sait pas trop où se placer…

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Au final, lors de leur pause clope, pendant que le camion rempli des sacs bibendum est parti les vendre à Villazon (ville frontalière mais du côté bolivien), Silvia nous accorde un moment pour répondre à nos questions. On découvre des femmes qui travaillent pour pas grand chose mais qui souhaitent que leur ville soit propre (pas de tri sélectif donc 10 fois plus de boulot), que les gens aient une conscience écologique (elles interviennent dans des écoles) ; ce qui leur procure une plus grande estime d’elles-mêmes.

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On est aussi très heureuses de suivre le projet de femmes, parce que la plupart des personnes rencontrées et interviewées jusque là étaient des hommes. Et puis un centre de recyclage c’est pas mal différent de ce qu’on a vu depuis le début du voyage, et ça, c’est le kiffe !

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