Lima

Lima, capitale péruvienne qui a immergé de façon plutôt anarchique au beau milieu du désert. Problèmes d’organisation, d’approvisionnement en eau, de violence généralisée… de manière globale on nous décrit cette ville avec peu d’enthousiasme.

IMG_8234 IMG_8244

On y reste pourtant quelques temps afin de rencontrer un collectif, El Transito, et un lieu, Aréna y Esteras, tous deux en rapport avec le théâtre.

 El Transito est composé d’un groupe d’universitaires en arts dramatiques et communication. Ils créent et montent leurs oeuvres de A à Z afin de les vendre aux rares théâtres de la ville, lors de festivals ou encore à des entreprises. Malgré le fait qu’ils semblent viser généralement un public plutôt aisé, universitaire et habitué à consommer de la culture, ils nous parlent d’une réelle difficulté à faire du théâtre au Pérou (en vivre, le diffuser, se faire financer, reconnaître…) qui s’expliquerait par l’absence de tradition théâtrale nationale.

Le second lieu, Aréna y Esteras, est localisé à Villa El Salvador, dans les quartiers périphériques de la ville. Les jeunes qui y travaillent se donnent comme mission de perpétuer la mémoire et de créer du lien entre les habitants (en initiant par exemple des ateliers-rencontres entre les “anciens” et les enfants).

IMG_8343 IMG_8366IMG_8365

IMG_8313 IMG_8315 IMG_8327

L’initiative de créer ce théâtre a émergé dans les années où le Pérou était en prise avec le terrorisme. Il est naît de la nécessité de “redonner confiance aux péruviens”. Officiellement, le terrorisme a été éradiqué depuis le début des années 2000 et a laissé place à une totale désorganisation-corruption politique et une peur généralisée qui inhibe l’action. C’est en tout cas ce que nous racontent Dario et Carla, étudiants de Lima qui ont le projet de monter une “casa colectiva”. Ils voient dans l’autogestion une nécessité en soi car la seule alternative possible à l’impasse politique et la seule façon d’avoir une marge de manoeuvre. Première fois que l’on a l’impression de parler du modèle autogestionnaire en tant que tel, première fois qu’on descelle une telle foi dans ce que peut apporter l’autogestion ; est-ce que ce serait que ceux que l’on a rencontré, dont le projet est déjà lancé et qui ont les pieds pleinement dedans, se détournent tous peu à peu de ces problématiques au profit de questions plus “concrètes”..?

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s